Carlo SARRABEZOLLES (1888-1971)« de l’esquisse au colossal » Carlo Sarrabezolles (1888-1971) compte parmi les grands sculpteurs monumentaux de son temps. Associé à des architectes de renom, il a participé à de grands décors sculptés en France et à l’étranger : au Palais de Chaillot, notamment, couronné par « Les Eléments » pour l’exposition internationale de 1937, ou à Lille, en 1929, au Beffroi de l’Hôtel de Ville avec les géants « Phinaërt et Lydéric » utilisant la technique de la taille directe du béton en prise que l’artiste avait inventée en 1926.
Initiée par les musées des villes de Roubaix, Reims, Mont-de-Marsan, et Chambéry, cette 3ième étape d’une formidable exposition itinérante est organisée au «15, Square de Vergennes» à Paris 15e, à quelques pas de son ancien atelier au n°16 de la Rue des Volontaires. Nous souhaitons à notre tour lui rendre hommage en l’exposant dans l’atelier du maître verrier Louis Barillet construit en 1932 par l’architecte Robert Mallet-Stevens, autre précurseur de l’emploi du béton de construction et d’ornementation. Pour mémoire, les arbres en béton créés par Robert Mallet-Stevens pour l’Exposition de Paris en 1925 dans la section paysage, fabriqués par Jan & Joël Martel, sont bien le trait d’union entre ces deux adeptes du béton.
Présentation J’ai l’impression que l’environnement de mon enfance me poursuit et continue de croiser ma route.
Enfant, je jouais au ballon dans un champ mitoyen du « Château de Mézy » œuvre de Robert Mallet-Stevens pour le maître couturier Paul Poiret. 50 ans plus tard, je restaure l’atelier du maître verrier Louis Barillet dans le 15ième arrondissement de Paris, œuvre du même architecte Robert Mallet - Stevens en 1932 et même arrondissement où se trouvait l’atelier Sarrabezolles, 16 rue des Volontaires XVe.
Tous les jeudis nous allions à la piscine d’Elisabethville (78), endroit magique blotti dans une boucle de la Seine. Nous traversions une cité neuve faite de charmantes maisons bien architecturées, clôturées par de simples barrières de « Haras » en béton peintes en blanc, implantées sur des avenues convergentes vers un centre ou s’élevait cette église d’un autre monde, tout d’un bloc de béton sculpté de personnages gigantesques bénissant toute la cité.
Saisissante de modernité, mélange d’art nouveau, d’art déco, de cubisme – une conception audacieuse et nouvelle. On perçoit le rêve de Carlo Sarrabezolles de construire une église comme une seule sculpture monumentale.
En souvenir de mes jeudis à Elisabethville, je suis honoré d’accueillir grâce au musée de Roubaix l’exposition Carlo Sarrabezolles (1888-1971) au « 15, square de Vergennes » à Paris XV.
Il rejoindra une oeuvre de Robert Mallet – Stevens, son contemporain, qui fut lui aussi côté architecture maître du « béton ». Les arbres en béton qu’il créa pour l’Exposition de Paris en 1925 dans la section paysage, fabriqués par Jan & Joël Martel me semblent être le trait d’union entre ces deux maîtres, précurseurs de techniques et de matériaux nouveaux.
Merci Monsieur Carlo Sarrabezolles.
Yvon Poullain
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