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Alain ORNICAR Petit Il ne connaît pas le solfège. C’est un autodidacte qui joue d’une quinzaine d’instruments.
Nous accueillons Alain ORNICAR Petit, artiste peintre au « 15, Square de Vergennes » à Paris XV. Il joue avec son support, sa substance, ses outils.
Il peint mais veut sculpter. La sculpture n’a pas assez de couleur.
La peinture manque de relief. Il part sur une inspiration mais elle lui semble toujours trop pauvre, il laisse de la place pour la suite, interpellé par une image présente ou un souvenir, une lueur, peut être des sons ?
Un déclic s’opère, les pinceaux impriment la toile souvent comme des images juxtaposées à la limite du dessin animé. Un fondu enchaîné entre l’abstrait et le figuratif, la même œuvre absorbe diverses inspirations et techniques.
Le musicien rejoint le peintre, les sons vont se transcrire en couleurs donnant à la peinture une vibration surprenante. Il lui faut de la place, il va à l’aventure, il ne connaît pas les contours ; le sujet les définira, l’important est de partir.
Il a besoin de surface ou de longueur, l’histoire se construit cm par cm sur une toile à pain, un rouleau d’épais papier d’Arche, une bobine d’aluminium ou de feuillard d’acier lui conviendrait tout autant. Il faut réfléchir avant de l’accueillir chez soi – il a besoin d’espace.
Je l’ai fait entrer : « n’importe quand » lui convenait. Donc pourquoi pas tout de suite.
Vous aurez certainement envie de repartir avec lui.
Yvon Poullain
Octobre 2009
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